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          • Verlingue. « On regarde plus les opportunités que les menaces du Brexit »

          • Début septembre, Verlingue a annoncé le rachat d’ICB Group à Londres (*). Le courtier en assurances quimpérois n’a pas hésité à réaliser sa plus grosse acquisition externe en Angleterre à l’approche du Brexit. Explications avec Éric Maumy, directeur général.
      • Après Finch au Royaume-Uni en 2007, Advantis (2016) et S & P (2017) en Suisse, vous réinvestissez en Angleterre avec ICB Group. La perspective du Brexit vous a-t-elle freiné ?

        On s’est posé la question. Est-ce le bon tempo ? ICB représente notre plus grosse acquisition. Cela nous permet de tripler notre taille sur le marché anglais et d’atteindre une dimension critique. Nous y avons un rôle de challenger, on reste un petit acteur sur un grand marché avec 200 millions d’euros de primes collectées, 20 millions d’euros de revenus. Si cet achat s’était traduit par une taille considérable, nous aurions peut-être hésité.

        La perspective d’un « hard Brexit » sans accord ne vous a pas fait renoncer ?

        Une baisse du PIB de 7 % ou 9 % est avancée. Je ne prends pas ces données comme fiables même s’il y aura un impact économique. La finance et l’assurance en Grande-Bretagne vont être très affectées par le besoin d’un passeport pour pouvoir opérer en Europe. Des groupes déplacent leurs sièges en Europe. Pour autant, nous avons confiance dans l’économie anglaise pour surmonter le Brexit. L’activité d’ICB Group est entièrement dédiée à son marché domestique.


        N’est-ce pas mettre en danger Verlingue ?

        Quand nous avons acheté Finch en 2007, nous avons pris de plein fouet la crise de Lehman Brothers, personne ne l’avait vu venir. On a quand même fait de la croissance pendant ce temps-là. Nous tenons le même raisonnement avec le Brexit. Pendant dix ans, nous avons connu la crise en France et pourtant nous n’avons cessé de nous développer. On regarde plus les opportunités que les menaces, on ne raisonne pas sur le risque. Aujourd’hui, Verlingue c’est 150 millions d’euros revenus, mille collaborateurs. Finch et ICB Group, avec 21 millions d’euros, représente la taille de Verlingue il y a vingt ans.


        Comment êtes-vous entrés en négociations avec ICB ?

        Verlingue a approché ICB. Les négociations ont commencé en mars-avril, le deal a été rapide. Neil Campling, le directeur général d’ICB Group considère le Brexit comme stressant, comme une situation d’instabilité, il a rencontré Jacques Verlingue et a considéré que nous avions une vraie vision offensive. L’entreprise est familiale, nous ne sommes pas sanctionnés par la bourse. La famille et le management sont alignés sur des logiques de moyens et de long terme. Le Brexit a peut-être permis plus facilement de faire cette acquisition. Nous avons acheté avec une livre sterling basse, cela a été une bonne opération financière. ICB n’est pas une fin en soi, si nous voyons d’autres opportunités qui font sens, on n’hésitera pas à investir.

        * ICB group, 115 collaborateurs, trois implantations à Londres, Egham et Redhill, 75 millions de livres négociées pour le compte de ses clients.

         

        Source : Le Télégramme - Jacky Hamard - 14/09/18

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